Le champagne coule à flot... même dans les bus qui carburent au marc de raisin, "Autrement dit des déchets", souligne-t-on chez Veolia Transdev qui a mené une expérience du même type à Saint-Quentin (Nord) mais cette fois, avec de l'éthanol obtenu par la distillation du sucre de betteraves (lire). "Notre objectif est à la fois de valoriser un biocarburant de seconde génération et de soutenir l'économie locale".

L'éthanol permet de diminuer de 70% les émissions de C0². Dans le cas de Reims, le bilan carbone de la filière est encore meilleur car le lieu de production de l'éthanol est proche de son lieu de consommation. Un circuit court que l'on retrouve aussi à Saint Quentin


Frein fiscal

L'expérimentation rémoise est réalisée, tout comme celle de Saint Quentin, avec un bus Scania Omnicity fonctionnant avec 100% d'éthanol. Le constructeur suédois se targue d'une d'une longue expérience dans les bus à l'éthanol très répandus dans les pays scandinaves.
"Les moteurs ont des injecteurs et des culasses spécifiques mais tout le reste est identique à un bus classique", indique le constructeur.

Le seul obstacle au développement de la filière en France reste la fiscalité. Un bus à l'éthanol consomme environ 20% de plus qu'un bus carburant au gazole. Constructeurs et exploitants des réseaux de transport militent donc pour une réduction de la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) sur l'éthanol, actuellement au même niveau que la taxe sur le gazole.

R.V.