La France vient de perdre l'un de ses trois A, la RATP a encore le sien et "elle va bien", a assuré Pierre Mongin, le 16 janvier 2012 devant la presse.
Le transporteur public affiche des chiffres de fréquentation en hausse pour l'année 2011, le RER gagnant 12 millions de voyageurs (+2,6%), le métro 1,7 million (+1,2%), le réseau de bus 20 millions (+2,1%).
Au total, les lignes de la RATP ont accueilli 52 millions de passagers supplémentaires en 2011, une progression de 1,7% par rapport à 2010. Et, toujours selon le patron de la Régie, les indices de régularité auraient progressé de quelques points sur les lignes A et B du RER (et pour les deux tronçons RATP et SNCF).

"La RATP est notée AAA par Fitch et Moody's, et Fitch avait dit qu'en cas de dégradation de la note de la France, les grandes entreprises publiques seraient forcément dans une situation comparable à celle de l'Etat, a commenté Pierre Mongin. Avec un budget d'investissement de 1,8 milliard d'euros pour 2012 (elle a été de près d'un milliard et demi en 2011 ndlr) et une dette historique de 5,2 milliards dont nous avons hérité, comment voulez-vous lever des capitaux ?"
Selon le patron de la Régie, "les marchés financiers ont bien compris comment fonctionne le groupe avec des cycles de financements longs pour ses investissements et un cycle court pour l'exploitation du réseau et la masse salariale. Ce qui rend crédible notre démarche d'investissement, mais notre actionnaire, c'est l'Etat" a t-il toutefois tempéré.


Volant de trésorerie pour 2012

Pierre Mongin dit avoir "anticipé" les investissements 2012 de l'entreprise qu'il dirige depuis 2006 en empruntant 450 millions d'euros en 2011, "un volant de sécurité de trésorerie pour l'année à venir", a-t-il dit. La Régie et le Syndicat des transports d'Ile-de-France avaient par ailleurs décroché début 2011 un emprunt de 450 millions aurpès de la Banque européenne d'investissements "à des conditions de prêt exceptionnels" (lire).


Nathalie Arensonas