Lors des vœux le 17 janvier 2012 où ils ont présenté un livre blanc pour les candidats à la présidentielle, les deux co-présidents de TDIE, le député PS Philippe Duron et le sénateur UMP Louis Nègre ont annoncé un départ  : celle d'une figure, Olivier Deleu, délégué général de TDIE depuis 2006. Il sera remplacé par Marie-Dominique Salaun chargée de la formation continue à l'Ecole nationale des Ponts et Chaussées et qui a été présentée à l'occasion.

"Nous sommes autonomes et indépendants avec une parole libre et on n'a pas vocation à produire de l'eau tiède, a indiqué Louis Négre,  Philippe et moi, on défend la France". Une façon peut-être de répondre à des inquiétudes car le changement de délégué général a constitué une surprise pour certains adhérents, notamment ceux de la sphère ferroviaire.

Ce choix a visiblement correspondu à la volonté de cotisants fondateurs de poids, ceux du secteur des travaux publics et de la construction de route qui représentent environ un tiers du budget. Certains s'interrogent pour savoir si cela pourrait annoncer une réorientation de TDIE dans une direction moins prospective et peut-être moins intermodale. Des craintes balayées par Philippe Duron. « Nous n'avons pas vocation à changer de nature » garantit le député socialiste qui a mis en avant les nouveaux adhérents engrangés ces derniers mois ( région Lorraine, département de l'Ariège, réseau de CCI Euro 21, Air France, GN Vert).

En tout cas, ce nouveau cycle intervient alors que les thématiques ferroviaires et transports publics - TDIE envisage avec le les élus du transport du Gart (1) une réflexion sur l'évolution de la tarification dans les transports urbains - ont tendance à monter en puissance.

Ainsi début février, l'association doit publier un rapport sur la rentabilité des milliers de kilomètres de lignes à grande vitesse prévues par le Schéma national des infrastructures de transport (Snit), largement infinançables et dont les travaux du think tank, ces dernières années, sont en grande partie à l'origine (lire).
Suscitée par les adhérents ferroviaires, cette étude devrait porter une approche nouvelle et proposer la modernisation de certains axes existants plutôt que la création de LGV.

Les résultats devraient être dévoilés lors d'une conférence de presse au siège de Réseau Ferré de France (RFF), tandis que les vœux de TDIE se sont déroulés au siége de la SNCF qui a récemment rejoint le bureau de la structure.
"On se sent à l'aise au sein de TDIE qui attache une place importante aux questions intermodales", a indiqué David Azéma. Le directeur de stratégie du groupe SNCF a exprimé le vœu que les pouvoirs publics mettent "fin à leur politique de stop and go et introduisent davantage de stabilité". Une allusion à l'évolution des péages et à l'entretien du réseau ferroviaire classique.

Marc Fressoz