Avec un chiffre d'affaires de plus de 12 milliards d'euros, la plus forte hausse (+10,1%) concerne SNCF Proximités, l'une des cinq branches de la compagnie ferroviaire qui regroupe les TER, les trains longue distance Intercités et la filiale de transport public Keolis, intégrée à 100% sur l'exercice 2011.
Keolis "contribue pour près d’un tiers à la progression grâce au dynamisme de l’international (Royaume-Uni, Australie et Suède) et au renouvellement de contrats de transport urbain (Lille et Lyon)", lit-on dans le communiqué de la SNCF.

Le chiffre d'affaires de SNCF Voyages a progressé de 5,4% à près de 7,3 milliards d'euros. Après un début d'année 2011 difficile "marqué par l'impact négatif des travaux sur le réseau ferré et par une conjoncture peu porteuse, l'activité a rebondi en milieu d'année", lit-on dans le communiqué du groupe. Le trafic a progressé en France sur les TGV mais aussi à l'international.

Le chiffre d’affaires de Gares & connexions en progression de +2,9% à 1,166 milliard, provient pour deux tiers de redevances d’accès aux gares payées par les transporteurs. En 2011, elles ont progressé de 4,5%. Les redevances tirées des revenus des commerces en gares augmentent de 6%.

L'activité de fret et de logistique, regroupée dans la filiale Geodis, a enregistré une hausse de son chiffre d'affaires de 6% à 9,4 milliards d'euros grâce à plusieurs opérations de croissance externe en 2010 (Giraud International, Ciblex et Bertola).

Quant à la branche SNCF Infra, la hausse de son chiffre d’affaires (+ 2,2% à 5,295 milliards d'euros) est liée d'une part à la constitution du nouveau groupement d’ingénierie rassemblant Systra et Inexia (mise en équivalence dans les comptes SNCF à partir du 1er juillet 2011)
Cette augmentation s’explique aussi "par la poursuite de la croissance des opérations de régénération et de développement sur le réseau ferré et par la prise en compte des accords intervenus entre SNCF et Réseau Ferré de France concernant les conventions d’entretien et de gestion du trafic et des circulations de l’infrastructure pour 2011", indique le communiqué.


Une dette de 8,5 milliards

Ces chiffres encourageants ne doivent toutefois pas faire oublier que l'endettement de la SNCF augmente régulièrement, passant de 4,7 milliards d'euros en 2007 à 8,5 milliards en 2010.
 
Guillaume Pepy, a proposé  d'améliorer "la productivité d'environ 1,5% par an sur chacun des métiers de l'entretien et du renouvellement (de l'infrastructure, ndlr) sur la période 2013-2020, à compter de l'unification des métiers d'infrastructure", a indiqué dans un communiqué distinct le ministère des Transports.

L'Etat a pris la décision en décembre 2011, lors des Assises du ferroviaire, "d'unifier le gestionnaire d'infrastructures" en réunissant "en un seul lieu, SNCF Infra, DCF" (Direction de la circulation ferroviaire) et Réseau Ferré de France (RFF). Le projet d'unification doit être présenté au printemps 2012 par les services de l'Etat.