Quatres candidats de taille pour le marché des voitures en autopartage à Paris : ADA, Bolloré, le consortium Avis-RATP développement-SNCF-VINCI Park, et le groupement VTLIB' (Veolia transport urbain). Objectif du projet, inciter à renoncer à sa voiture en offrant l'usage ponctuel de véhicules disponibles, peu chères et électriques.

Le syndicat mixte Autolib' qui a lancé lappel d'offres fin 2009 doit se réunir à nouveau le 1er juillet 2010 pour "engager un dialogue compétitif" et "discuter avec les candidats par rapport à leur offre"."Nous arrêterons notre choix d'ici fin 2010", a précisé Annick Lepetit, adjointe PS aux Transports et présidente du syndicat mixte, le 10 juin devant la presse.


Gros risques financiers

A ce jour, 31 communes de la couronne parisienne ont adhéré au syndicat mixte pour voir fleurir dans leurs rues 3 000 voitures électriques en libre-service (prendre la voiture dans une station et la déposer dans une autre)", sur le modèle des vélos en ibre-service, les Vélib'. "Courbevoie (Hauts-de-Seine) vient de nous rejoindre et "à peu près une vingtaine de communes nous ont dit qu'elles étaient intéressées", a ajouté la député socialiste.

Le syndicat mixte ambitionne d'utiliser 50% d'énergie renouvelable pour la recharge électriques des voitures, et espère environ 200 000 abonnés. L'ouverture au grand public est prévue fin 2011.

Mais selon l'un des candidats à l'appel d'offres, le système, s'il représentera une vitrine mondiale pour son opérateur, sera difficillement rentable. Surtout avec des véhicules électriques et l'absence de recettes publicitaires, contrairement au système Velib' exploité par JCDecaux.
"Nous sommes tous conscients de ce risque et si le syndicat mixte ne fait pas un effort financier, l'appel d'offres risque d'être infructueux", commente cet obervateur.