"La RATP et la SNCF proposent à présent de placer l'exploitation de la ligne B du RER sous l'autorité d'une seule équipe commune. C'est naturellement une orientation que je ne peux que valider et dont je souhaite qu'elle soit mise en œuvre aussi tôt que possible", avait déclaré Nicolas Sarkozy lors de l'inauguration des nouvelles rames à deux niveaux sur le RER A, le 5 décembre 2011 (lire).

Message présidentiel reçu par les deux entreprises publiques. Guillaume Pepy et Pierre Mongin, respectivement présidents de la SNCF et de la RATP, ont décidé de créer un groupe de travail piloté par un tandem formé de Bénédicte Tilloy et Philippe Martin.

Actuellement, l'exploitation de la ligne B est assurée et gérée par la RATP sur la partie allant de Saint-Rémy les Chevreuse au sud de Paris, jusqu'à la gare du Nord. La SNCF prend ensuite le relais jusqu'à Roissy-Charles de Gaulle. Regrouper l'ensemble de la gestion opérationnelle du RER B sous une même autorité améliorerait sensiblement l'efficacité de cette ligne saturée et qui emprunte l'un des tunnels les plus chargé au monde entre Châtelet-les-Halles et gare du Nord (1 000 trains par jour).
 

Centraliser pour mieux exploiter

L'architecture actuelle est complexe : pour le tronçon de ligne qu'elle exploite, la RATP a installé un poste de commandes centralisé (PCC) à Denfert- Rochereau pour gérer l'ensemble des opérations d'exploitation (conducteurs, régulateurs, aiguillages).
Côté SNCF, l'organisation est plus décentralisée. A tel point que la compagnie ferroviaire réfléchit depuis plusieurs années à regrouper sa chaîne de décision dans un lieu unique. La création du nouveau groupe de travail devrait accélérer les choses.

Ce regroupement des forces serait une seconde étape après l'interopérabilité mise en place à l'automne 2010 qui permet aux conducteurs de la RATP et de la SNCF de rouler indifféremment sur l'intégralité de la ligne. Jusqu'à cette date, il fallait systématiquement changer de conducteur à gare du Nord.
 
Robert Viennet