Avant de passer les rennes à son successeur David Azéma, en juin 2012, le président de Keolis Michel Bleitrach signe l'entrée du groupe en Asie.
Dans un communiqué du 9 mai 2012, la filiale de la SNCF spécialisée dans les transports urbains et interurbains annonce en effet que Larsen et Turbo Metro Rails (L&T), leader indien dans la construction et l’ingénierie, lui a confié l’exploitation du futur métro de la ville de Hyderabad, située dans le centre du pays.

A terme, trois lignes de métro aérien totalement automatisées desserviront 66 stations sur un réseau de 71 kilomètres. Dans cette ville de neuf millions d’habitants, près de 1,5 million d’usagers sont attendus chaque jour sur les lignes du futur métro. Ils pourront circuler sur les sept premiers kilomètres de réseau fin 2014, ou début 2015.

Dans un premier temps, Keolis conseillera L&T Metro Rails, jouant un rôle d’assistant dans la conception et la mise en place du métro d’Hyderabad. Le Français se chargera ensuite de recruter et former les employés pour exploiter le réseau de transport et en assurer la maintenance pendant cinq ans. Le contrat pourra-t-être prolongé trois années supplémentaires.

Déjà présent dans 13 pays où le groupe réalise 47% de son chiffre d'affaires, "c’est la première fois que Keolis s’implante en Asie”, indique Bernard Tabary, directeur général international du groupe. Les concurrents français de Keolis, Veilia Transdev et RATP Dev y sont déjà implantés dans le cadre d'une joint venture.
Selon le responsable de l'activité internationale, il s’agit d’un véritable "passeport qui ouvre de nouvelles perspectives dans la région". Il rappelle que l’Inde, en plein essor, compte “48 villes de plus d’un million d’habitants”, qui auront nécessairement besoin d’infrastructures de transports dans un avenir proche.

Alban Elkaïm