"Je ne peux pas vous dire si ça sera d'ici la fin de l'année"", a déclaré Antoine Frérot, pdg du groupe qui souhaite se désengager de sa filiale de transport collectif fusionnée en 2011 avec la Caisse des Dépôts. Je vous rappelle que notre programme de désendettement de 5 milliards d'euros pour la période 2012-2013 court sur deux ans. Au bout de sept mois, nous avons déjà effectué 3 milliards d'euros et nous avons donc 18 mois pour faire au moins les 2 milliards supplémentaires et je suis très confiant pour que nous dépassions ce chiffre, a-t-il ensuite fait valoir.

Rapellant au passage que la Caisse des Dépôts, qui détient l'autre moitié de Veolia Transdev, s'était opposée au rachat de la part de Veolia par le fonds d'investissements luxembourgeois Cube Infrastructures, contrôlé par Natixis (lire).


La Caisse des dépôts ne montera pas à plus de 55%

"Nous sommes donc en discussions actives avec la Caisse pour élaborer une solution alternative qui permettrait à Veolia de récupérer la plus grande partie de l'investissement qu'elle a effectué dans le transport le plus rapidement possible, a déclaré Antoine Frérot. Notre objectif est de nous diluer à un niveau acceptable d'augmentation de capital nécessaire au renforcement du bilan de Veolia Transdev et de récupérer à cette occasion le solde de nos concours financiers, a-t-il poursuivi.

Le pdg du géant des services aux collectivités locales a également affirmé qu'il envisageait une solution avec un ou des groupes tiers pour compléter le dispositif et que Veolia a des discussions dans les deux voies, même s'il a refusé de donner les noms d'éventuels nouveaux partenaires. Car la Caisse des dépôts (CDC) pourrait monter au capital, "mais pas à plus de 55%", a récemment confirmé à Hantimes un représentant de la Caisse (lire).
Son nouveau dirigeant, Jean-Pierre Jouyet, espèrer faire avancer le dossier à la rentrée.

Nathalie Arensonas (avec AFP)