Heureusement que la RATP et la SNCF sont bons en informations voyageurs, en accueil des passagers ou en propreté, car c'est sur ces critères de qualité de service que le Syndicat des transports d'Ile-de-France va verser près de 4 millions d'euros à la première, et plus de 4 millions à la seconde pour l'exercice 2009.

Leurs performances en termes de régularité ne leur rapporte pas grand chose : 885 000 € de bonus à la RATP pour son activité métro. Elle coûte même un malus de 3,99 millions à la régie pour la partie RER.
De son côté, la SNCF écope d'un malus de 3,42 M€ pour la régularité - ou plutôt l'irrégularité - des Transilien.


Le critère de régularité inscrit au nouveau contrat


Dans son rapport du 3 juin 2010, la Chambre régionale des comptes (CRC) a souligné que dans le contrat STIF-RATP, la régularité ne comptait que pour 30% dans l'attribution du bonus (25% pour la SNCF).
La CRC a estimé que dans le cadre des contrats passés avec ces deux transporteurs, l'autorité organisatrice des transports franciliens "pourrait envisager l'hypothèse d'une augmentation sensible du poids du critère de régularité".

C'est chose faite : dans le nouveau contrat 2010 qui lie la RATP à son financeur, les objectifs de régularité aux heures de pointe sont inscrits noir sur blanc.
La RATP ne pourra donc plus brandir des chiffres de régularité exemplaires en s'appuyant sur des indicateurs reposant sur l'ensemble de la journée de trafic. C'est sur son service aux heures de pointe que la régie est attendue au tournant.

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