Dans cet article titré "La Caisse des Dépôts rejette le plan de redressement de Veolia Transdev", le quotidien économique explique que "les représentants de la CDC au conseil d'administration de Veolia Transdev, réuni hier (26 juin 2012, ndlr), auraient rejeté le plan de redressement présenté par son directeur général, Jérôme Gallot, au motif, selon une source proche du dossier, qu'il ne serait pas assez ambitieux, tant sur son volet financier que sur son volet opérationnel".

Interrogé par Hantimes, Jérôme Gallot indique qu’il "n’a pas présenté de plan de redressement" mais qu’il a "proposé des premières mesures d’amélioration de l’efficacité opérationnelle de la France, notamment dans le redressement des grands contrats urbains déficitaires. La Caisse a souhaité que j’apporte un complément à ces premières mesures". Précisant par ailleurs, "qu’il y a un dialogue permanent entre les actionnaires et l’entreprise".


Mission Segrétain

Pour celui qui est à la tête du groupe depuis février 2011, il va falloir "en remettre une couche pour aller plus vite et plus fort dans la mise en œuvre de ce plan." Jérôme Gallot ne cache pas que lors du mariage entre Veolia et Transdev il a hérité d’un certain nombre de contrats déficitaires en France mais aussi à l’étranger.
Et de citer le cas de la filiale allemande de Transdev qui s’était lancée dans le rachat de plusieurs opérateurs de bus et qui aujourd’hui, perdrait près de 70 millions d’euros par an.

Pour la France "nous négocions actuellement avec les collectivités locales concernées" explique-t-il, précisant que ce dialogue, entamé depuis plusieurs mois, avait été un peu gelé par la période électorale des législatives.

Jérôme Gallot confirme en revanche une seconde information des Echos selon laquelle la Caisse des Dépôts aurait confié une mission à Philippe Segrétain, ancien patron de Transdev qui s’était ouvertement opposé à la fusion avec Veolia.
Sa mission consisterait à nouer des liens plus étroits avec les élus locaux qui gèrent leurs réseaux via des sociétés d’économie mixte (comme Strasbourg ou Grenoble par exemple. Eux-aussi s’étaient inquiétés, en leur temps, du mariage des deux groupes de transport, Veolia et de Transdev (lire l'interview de Roland Ries, maire de Starsbourg et président du Gart).

Robert Viennet