Dans un entretien au Parisien du 3 juillet 2012, Patrick Sayer, président du directoire d'Eurazeo qui est le propriétaire du loueur Europcar, se dit prêt à négocier avec la mairie de Paris, condamnée fin juin par la justice à renoncer à la marque Autolib' pour son service de voitures électriques en libre-service.

"Nous restons ouverts. Nous sommes conscients des inconvénients que représente cette affaire pour les Parisiens. Il nous paraîtrait évident que le maire de Paris vienne discuter avec nous", déclare le représentant d'Europcar Sayer.

La Cour d'Appel de Paris a donné raison le 29 juin à Europcar, qui voit dans la marque Autolib' une contrefaçon de sa propre marque AutoLiberté, déposée "depuis le début des années 2000" et qui propose aux clients de se faire livrer une voiture de location devant chez eux (lire l'article sur ce sujet).

"Nous avons déjà évoqué des pistes d'accord. On peut concéder notre marque. On aurait aussi pu imaginer des partenariats entre le service Autolib' et notre propre concept", précise Patrick Sayer au Parisien.
De son côté, la Ville de Paris, qui "conteste vivement cette décision" de justice, a annoncé son intention de se pourvoir en cassation.

Avec AFP

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