La régie de transport en commun de l'agglomération toulousaine, Tisséo, qui exploite deux lignes de métro, une ligne de tramway et le réseau de bus, a lancé le 13 juillet 2012 un appel d'offre pour le projet architectural d'un futur téléphérique.

La ligne "téléportée" de 2,6 kilomètres d'une rive à l'autre du fleuve, entre le futur Oncopôle à l'hôpital Rangueil et l'université Paul-Sabatier, pourrait transporter de 6 à 7 000 personnes par jour dans 20 cabines de 35 places, selon les estimations de Tisséo.
"Le trajet pourra être effectué en 10 minutes, contre 32 minutes actuellement en métro et bus", précise un communiqué du Grand Toulouse.


"Deux à trois moins cher qu'un tram"

Mise en service en 2017 selon la Communauté urbaine, "pas avant 2020", selon Joël Carreiras, président de la Smat (Société pour la mobilité de l'agglomération toulousaine), interrogé par La Dépêche du Midi.

Pourquoi un téléphérique et pas une ligne de tram ? "Un kilomètre de téléporté coûte deux à trois fois moins cher qu’un kilomètre de tram", indique le Grand Toulouse.
Le coût total de l’opération est estimé à 44 millions d’euros financés par le syndicat mixte des transports en commun de l’agglomération toulousaine (Tisséo-SMTC).

Dans le monde, plusieurs agglomérations ont choisi ce type de transport pour relier une rive à l'autre de la ville, comme New York ou , desservir des quartiers situés à flanc de montagne, comme Medellin en Colombie ou Rio de Janeiro au Brésil, ou plus près de chez nous, Grenoble et Brest en 2015 (lire "Sur le même sujet" ci-contre). La société française Poma, basée en Isère est l'un des leaders mondial du secteur (encadré ci-dessous).


Nathalie Arensonas