Allez au pub au lieu de prendre les transports publics !

Tous les jours, les transports publics de Londres voient transiter 12 millions de voyageurs (contre 8,3 millions dans les transports d'Ile-de-France). Ils vont devoir en absorber trois millions supplémentaires pendant les JO.
Fin mai, Transport for London (TFL), l'autorité organisatrice des transports, assurait que tout était sous contrôle ou presque. Manque tout de même à l'appel le Crossrail, le RER qui devait desservir le grand Londres et était inscrit au cahier des charges du CIO. Il ne sera pas sur les rails avant 2017, cinq ans après les Jeux.

Selon Peter Hendy, porte-parole de TFL qui a investi 7,5 millions dans l'amélioration des routes, des gares et des stations, "Les JO ont permis à Londres de gagner dix ans d'investissement dans les transports". Toujours selon lui, deux années de préparation ont permis de mettre au point un dispositif qui a impliqué les entreprises de transport (le métro géré par l'AO et les nombreux opérateurs de bus privés), mais aussi les employeurs du grand Londres et les habitants, invités à partir en vacances mi-juillet ou à changer leurs horaires de transport…
Au lieu de s'engouffrer dans les stations de métro après le bureau, les autorités conseillent même aux Londoniens d'aller boire un verre ou deux au pub et d'emprunter les transports en commun après le rush !

Les investissements publics ont essentiellement ciblé les transports ferroviaires de l'Est londonien pour connecter le tout nouveau Parc olympique au reste de la métropole. Les réseaux plus que centenaires, et parfois à bout de souffle, ont été "étendus et rénovés", autour de deux grandes stations également "modernisées voir totalement reconstruites" : Stratford Regional pour les réseaux ferrés suburbains et nationaux, et Stratford International pour les TGV.