"En deux mois de fonctionnement, nous avons vendu 27 000 billets, c’est à dire touché 16 000 voyageurs", annonce Barbara Dalibard, la directrice générale de la branche SNCF Voyages. La plupart des clients ont donc effectuer un trajet aller et retour.

Le taux de remplissage s’élève en moyenne à 79%, une performance à  confirmer sur la durée. L’exploitant craint qu’il ne s’émousse dans la mesure où les tarifs promotionnels de lancement pour s’installer sur le marché et l’effet de nouveauté ont joué un rôle évident. Et la contre offensive des compagnies d'autocar rivales n’est pas à sous-estimer.


Pas de pillage selon la SNCF

Le groupe public se défend implicitement d’avoir pillé le réservoir de clientèle de ses concurrents déjà en place, Eurolines, filiale de Veolia Transdev et Megabus, filiale de Stagecoach. "C’est une surprise de constater que plus de 50 % des clients n’utilisaient jusqu’alors pas les transports collectifs", commente Barbara Dalibard. Autrement dit, un client d’iDBUS sur deux n'était jamais monté dans un autocar, ni à bord d'un train.

Dans la foulée de ce démarrage encourageant, la SNCF qui se découvre des talents d'autocariste confirme la poursuite de la montée en cadence d'iDBUS, avec à partir du 15 octobre, une augmentation du nombre de liaisons vers les capitales d’Europe du Nord (Londres, Amsterdam Bruxelles), soit 19 rotations quotidiennes, contre 9 actuellement. 


Cap au Sud


Puis, cap au Sud. "Fin 2012, nous ouvrirons un deuxième hub à Lyon", indique Barbara Dalibard. Mais concurrence oblige, motus et bouche cousue sur les destinations envisagées. La Suisse, l’Italie, l’Espagne ? Réponse sans doute dans le courant de l’automne.

Le constructeur Irisbus, l’un des fournisseurs d’iDBUS, doit d'ailleurs dévoiler cette semaine à Annonay (Ardèche) les autocars qu’il livrera à la SNCF pour accompagner la croissance de son client.

Marc Fressoz