"La Commission a conclu que l'opération ne soulèverait pas de problème de concurrence, notamment parce que l'entité issue de la concentration continuerait de faire face à plusieurs autres concurrents crédibles", explique un communiqué diffusé le 24 septembre 2012. Bruxelles considère qu’en Europe, les activités des deux industriels "ne se chevauchent actuellement qu’en France"

Cette décision met fin à un processus entamé en avril 2012, quand Alstom Transport et le FSI ont fait part de leur intention de racheter 85% de Translohr que Robert Lohr, son pdg, souhaitait céder pour renflouer sa trésorerie. Après de longues tractations et un coup de pouce du ministère du redressement productif, l’affaire est conclue en juin 2012. Pour 35 millions d’euros, Alstom Transport et le FSI empochent 100 % de Translohr (lire l'article).

 

Concurrent des BHNS

Maintenant que la voie est dégagée, Alstom va pouvoir mettre à son catalogue le tramway sur pneus développé par le transporteur alsacien, qui roule à Clermont-Ferrand, en Italie et en Chine et, bientôt, en Ile-de-France sur deux lignes (T5 au premier semestre 2013 et T6 en 2015).

Ce matériel se positionnera comme le tramway le plus léger et le plus économique de la gamme d’Alstom juste en dessous du "tramway compact", le dernier né conçu pour répondre aux besoins des agglomérations moyennes (Besançon, Avignon) et qui revendique un prix de 16 millions au kilomètre. Dix de moins, en moyenne, que pour un tram classique sur fer.
Pour le Translohr, certains évoquent un prix de 10 millions du kilomètre, proche bus à haut niveau de service (BHNS) les plus développés appelés à se multiplier en France dans les prochaines années.


Robert Viennet