Le 3 octobre 2012, Patrick McLoughlin, avait sifflé la fin de la récréation. Alors qu'en août, le géant , qui exploite déjà cinq franchises ferroviaires outre-Manche avait été déclaré vainqueur de l'appel d'offres d'une sixième ligne, la West Coast Line entre Londres et Glasgow, le ministre britannique des Transports avait tout annulé.
Motif : "De graves erreurs techniques" dans la rédaction de l'appel d'offres. Mise à pied de certains membres de ses services techniques, lancement de deux expertises indépendantes. Du lourd.

Six mois de plus pour Virgin

En attendant que les experts rendent leurs conclusions et démêlent l'écheveau, le ministre annonce dans un communiqué du 15 octobre que l'actuel exploitant de la West Coast Line, aux manettes depuis quinze ans, y restera "pour une période temporaire" à l'issue de son contrat dont l'échéance tombe en décembre 2012. 

Selon le quotidien The Telegraph, il s'agirait d'une période de six mois. Après quoi, la société publique Directly Operated Railways (DOR) assurerait l'exploitation de la ligne. Le délai aurait été trop court pour qu'elle prenne le relais dès la fin du contrat en décembre.
Toujours selon le quotidien anglais, DOR restera en place jusqu'à l'organisation d'un nouvel appel d'offres, "Une fois que nous connaîtrons exactement les erreurs commises pour la West Coast Line", indique le ministre qui présente ses excuses aux contribuables britanniques et aux entreprises qui avaient concouru et vont être indemnisées.
"Ils sont en droit d'attendre mieux de notre part", relève Patrick McLoughlin dans un communiqué de contrition. Cet épisode va coûter 40 millions de Livres Sterling aux contribuables d'outre-Manche (48 millions d’euros).

Quant aux trois autres franchises ferroviaires actuellement en cours d'appels d'offres - Essex Thameside, Great Western et Thameslink- le processus d'attribution est tout simplement suspendu.

Nathalie Arensonas