Les jeux ne sont pas faits. Le marché de trois milliards de dollars (environ 2,4 milliards d'euros), pour remplacer les rames du métro de Montréal n'est plus forcément acquis au consortium regroupant Bombardier et Alstom.

Jusqu'ici, les constructeurs français et canadien étaient les seuls à avoir répondu à un appel d'offres publié en juillet 2008 par la Société des transports de Montréal (STM). Mais ils vont devoir composer avec la concurence d'un Espagnol, Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles (CAF) qui a manifesté un intérêt pour ce gros contrat outre-atlantique.

La STM a en effet décidé de lancer un nouvel appel d'offres pour le renouvellement des 765 voitures, avec une option d'achat pour 288 voitures supplémentaires.


Un Espagnol au Québec

La proposition de CAF soumise début 2010 a été étudiée par des experts de la STM et des cabinets indépendants. Dans leur rapport présenté mi-juillet en Conseil d'administration extraordinaire,  ils ont jugé que CAF avait démontré son "entière conformité" aux exigences du contrat, indique la STM dans un communiqué.

"En conséquence et s'inspirant de l'intérêt public, la STM a mandaté l'équipe du projet à enclencher dès maintenant le processus de lancement de l'appel d'offres public. Il sera publié sur le marché international à l'automne 2010", lit-on dans le communiqué.

"La STM exige que l'assemblage final des véhicules soit effectué au Canada. Non seulement allons-nous respecter cette exigence mais en plus, nous entendons nous installer au Québec afin d'y effectuer la fabrication des véhicules", a déclaré à l'AFP Jesus Esnaola, directeur général des affaires internationales de CAF.

Nathalie Arensonas