"Identifié" par un autre Guillaume (celui qui préside aux destinées de la SNCF), Guillaume Marbach, 36 ans, précédemment directeur de l'Infrapôle rhodanien de la SNCF, hérite de la mission d'animer Fer de France, une nouvelle cathédrale à bâtir qui doit fédérer les différentes composantes de la filière ferroviaire française :

. constructeurs (Fédération des industries ferroviaires, Alstom, Syntech Ingéniérie)
. opérateurs (SNCF, RATP, Union des transports publics et ferroviaires)
. gestionnaires d'infrastructures (RFF, Eurotunnel)
. autorités organisatrices de transport ferroviaires et urbains (État, Association des régions de France, Groupement des autorités responsables de transport ).

Au total, onze membres fondateurs pour cette nouvelle structure qui vient tout juste de se trouver un logo.

L'acte de baptème de Fer de France remonte aux conclusions des Assises du ferroviaire en décembre 2011, et sa présidence avait été attribuée en avril 2012 à Patrick Kron, pdg d'Alstom. Avec Guillaume Pepy, patron de la SNCF, comme vice-président. Depuis, rien ne s'est vraiment passé.

Passé par la SNCF, Réseau ferré de France, la DDE, et Vinci, ce Polytechnicien, ingénieur des Ponts et Chaussées, va devoir aiguillonner la filière ferroviaire en France et à l'export, bâtir un toit à une maison France qui attaque les marchés en ordre dispersé, lui forger "une vision collective" pour, in fine, gagner des contrats.

Peu disert sur les premiers chantiers auxquels va s'atteler Fer de France, Guillaume Marbach est en phase d'écoute, et il rencontre tous les partenaires de ce nouveau club du rail qui "ne portera pas que la vision industrielle du secteur ferroviaire", assure-t-il. Parmi ses premiers s, Bruno Gazeau, délégué général de l'UTP, qui entend être un "partenaire actif" de Fer de France.

Nathalie Arensonas