Fin décembre 2011, Antoine Frérot s'était donné deux ans pour retirer Veolia environnement de sa filiale commune avec la Caisse des dépôts, Veolia Transdev. Après un an de tractations avec la Caisse et d'éventuels autres repreneurs, l'échéance n'a pas bougé, ce sera pour 2014 : "Nous souhaitons descendre à 20% dans un avenir raisonnable - disons, d'ici deux ans - afin de revenir sur un investissement minoritaire, même si on comprend très bien qu'il faille accompagner notre partenaire (la CDC) dans sa montée en puissance", a expliqué le directeur financier de Veolia environnement, Pierre-François Riolacci, lors d'une conférence de presse téléphonique, le 7 novembre 2012 sur les chiffres clés du groupe au 30 septembre 2012.

Veolia et la CDC avaient annoncé le 23 octobre un accord qui prévoit une montée de 60% de la CDC dans Veolia Transdev, Veolia descendant ainsi à 40% contre un partenariat à 50-50 jusqu'à présent
Cet accord devrait être effectif "probablement mi-2013", des remboursements des créances de Veolia pouvant s'étaler jusqu'à fin 2013, a encore précisé Pierre-François Riolacci.

Annoncé en décembre 2011, la volonté de Veolia de vendre sa part dans Veolia Transdev s'est avérée plus compliquée que prévu, poussant le leader mondial des services aux collectivités locales à étaler dans le temps son désengagement.
La vente de Transdev s'inscrit dans un vaste plan de réorgansiation et de cession, baptisé "Convergence" lancé en 2011 pour alléger sa lourde dette, 15,2 milliards d'euros à fin septembre 2012.

Veolia Transdev, numéro deux français du transport public derrière Keolis (groupe SNCF), ploie elle-même sous une lourde dette de 1,8 milliard d'euros. Mais le récent accord avec la Caisse des Dépôts (CDC) pour descendre à 40% dans leur coentreprise de transports collectifs Veolia Transdev n'aura pas d'impact avant 2013.

Nathalie Arensonas