Lors d'un débat au Conseil de Paris, le 12 novembre 2012, Bertrand Delanoë a proposé de relancer la prime à la casse pour accompagner l'interdiction des véhicules les plus polluants qu'il souhaite instaurer dans la capitale.
"J'ai demandé au premier ministre la constitution d'une Zone d'action prioritaire pour la qualité de l'air (ZAPA, dispositif gouvernemental imaginé en 2010) sur un territoire étendu jusqu'à l'A86 (...) Avec le soutien de l'Etat nous accompagnerions sa mise en œuvre d'une prime à la casse pour les propriétaires de véhicules polluants", a déclaré le maire socialiste de la capitale.

Cette subvention à l'achat d'un véhicule neuf serait versée en échange de la destruction des véhicules de plus de 17 ans (qui ne  représentent que 3% du parc automobile selon l'association ) et des deux-roues de plus de dix ans, précise l'exécutif dans un vœu soumis au vote des conseillers de Paris. Le maire PS souhaite l'interdiction dès 2014 sur un territoire étendu jusqu'à l'A86 des véhicules particuliers de plus de 17 ans, des poids lourds
de plus de 18 ans et des deux roues de plus de dix ans.


"Avoir les moyens pour polluer tranquille"

Cette interdiction aurait vocation à être mise en œuvre dans le cadre des ZAPA, dont la ministre de l'Ecologie Delphine Batho a souhaité la remise à plat. Une interdiction socialement injuste critiquent l'opposition, les véhicules anciens étant majoritairement l'apanage des ménages les plus modestes.

"Pénaliser les plus vieilles voitures pénalise avant tout les Parisiens les plus modestes", a ainsi fustigé le président du groupe UMP au Conseil de Paris Jean-François Legaret.Critique partagée par le groupe PCF-PG, qui approuve la mise en œuvre d'une aide pour l'achat de véhicules neufs, et "demande d'imaginer des mesures préventives et coercitives visant les 4x4, crossovers et SUV", car "il ne faut pas laisser croire qu'il suffit d'en avoir les moyens pour polluer tranquille".

La mairie de Paris a aussi proposé aussi qu'un abonnement aux voitures électriques en libre-service Autolib "puisse être offert aux personnes renonçant à leurs véhicules anciens", pour une période de six mois. Ces délibérations ont toutes été votées, ainsi que la réduction de la vitesse sur le Périphérique, ramenée à 70km/h (au lieu de 80). Par ailleurs, il a été acté que 50 % des livraisons du dernier kilomètre soient effectuées par des véhicules non diesel d'ici à 2017.

N.A (avec AFP)