"C'est une très bonne nouvelle pour Veolia Transdev et une moins bonne pour RATP Dev", a commenté une source proche du dossier à l'annonce officielle de la nomination de Jean-Marc Janaillac au poste de pdg du groupe de transport public. C'est un fin connaisseur du secteur, un homme de management, il saura rassembler les salariés de VTD chahutés depuis deux ans, et redonner confiance aux élus", poursuit cette même source qui se félicite de la création d'un poste de pdg pour diriger la filiale commune de la Caisse des Dépôts et de Veolia environnement.

Cette nomination est intervenue à la suite de la démission d'Antoine Frérot de son poste de président du conseil d'administration de Veolia Transdev et de celle de Jérôme Gallot de sa fonction de directeur général de Veolia Transdev. Ce dernier assurera la fonction de conseiller auprès de J.M Janaillac pour l'accompagner dans sa prise de fonction.

Dans leur communiqué commun, les deux groupes ont précisé que M. Frérot, par ailleurs pdg de Veolia Environnement, restait administrateur de Veolia Transdev, de même qu'Antoine Gosset-Grainville, directeur général adjoint de la la Caisse des dépôts, pour le compte de la Caisse.


Troisième dirigeant depuis deux ans et demi

Jean-Marc Janaillac était depuis 2004 président du directoire de RATP Dev, filiale de la RATP hors Ile-de-France et concurrent de Veolia Transdev. Son successeur à la RATP n'était pas encore connu à l'heure où nous écrivions ces lignes.

Issu de la même promotion de l'ENA que François Hollande et que le patron de la Caisse des dépôts Jean-Pierre Jouyet (promotion Voltaire), il rejoint également le comité de direction du groupe Caisse des dépôts.

Pour rappel, Veolia Transdev est né de la fusion en mars 2011 entre Veolia Transport, filiale de Veolia Environnement, et Transdev (Caisse des dépôts) ce qui avait valu le débarquement de Cyrille du Peloux chez Veolia Transport et Joël Lebreton chez Transdev.
Le groupe a récemment fait l'objet d'un accord concernant son capital, le leader des services aux collectivités locales reculant de 50% à 40% du capital, celle de la Caisse grimpant de 50% à 60%.
Veolia Environnement avait annoncé fin 2011 qu'il souhaitait à terme vendre sa part dans Veolia Transdev mais cette cession s'est révélée plus compliquée que prévu, poussant le groupe à étaler dans le temps sa sortie de scène des transports. Sans doute jusqu'en 2014.

Ce désengagement de l'activité de transport s'inscrit dans le vaste plan de cession lancé en 2011 par Veolia pour alléger sa lourde dette, qui flirte avec les 15 milliards d'euros. Celle de Veolia Transdev, numéro deux français dans son secteur derrière Keolis (filiale de la SNCF), représente 1,8 milliard d'euros.

Nathalie Arensonas