Après la rive droite, où la voie express Georges Pompidou entre l'Hôtel de Ville et le Port de l'Arsenal a été transformée en 2012 en boulevard accessible aux piétons, la rive gauche où les voitures vont devoir ici aussi faire de la place aux piétons.

Ce chantier de réménagement et de reconquête des berges de la Seine (classées au patrimoine mondial de l'humanité) a été initié en 2010 par l'équipe municipale de Bertrand Delanoë, le maire socialiste de Paris, qui cherche à mettre fin au tout-automobile sur la voie express, sorte d'autoroute urbaine construite dans les années 70 sous la présidence de Georges Pompidou, qui voulait que Paris s'adapte à la voiture, et pas l'inverse.

La totalité de la voie express de la rive gauche sera donc fermée pour travaux à compter du 28 janvier 2013, et ce jusqu'au printemps. Un chantier a par ailleurs déjà été entamé sous le pont Alexandre III, au niveau du Grand palais.


Les automobilistes priés d'aller voir ailleurs


Entre le pont de l'Alma et le musée d'Orsay, les voitures ne pourront plus circuler 2,3 kilomètres. Une promenade piétonne doit y être aménagée, avec de nombreux agréments, notamment un emmarchement au niveau du musée d'Orsay et un jardin flottant près du port du Gros Caillou. Des points de restauration et des cafés flottants devrait aussi voir le jour.

Une opération de chirurgie esthétique, qui n'est pas du goût de tout le monde. La droite parisienne fustige la "chasse effrénée" aux voitures. L'ancien premier ministre François Fillion avait même bloqué un temps le projet début 2012. De son côté, l'association 40 millions d'automobilistes a lancé en septembre 2012 une pétition contre le projet, craignant une aggravation des conditions de circulation et "une situation dramatique" pour les conducteurs franciliens.

Cette catastrophe déjà annoncée lors du réaménagement de la rive droite n'a pas eu lieu, la préfecture de police de Paris n'a d'ailleurs relevé aucun impact important sur la circulation automobile dans la capitale.

Aubin Busalb