Depuis le 11 mars, la liaison multimodale sud-est (LMSE) réservée aux bus du réseau Tisséo, aux piétons et aux cyclistes relie la station de métro Ramoville (terminus de la ligne B) à Saint-Orens, dans le sud-est de Toulouse.

Cette route protégée des voitures, créée de toute pièce, enjambe le canal du Midi et traverse le complexe scientifique et aéronautique de Lespinent, avant de desservir les nouveaux quartiers de Montaudran, Malepère et Marcaissonne. Soit un parcours de cinq kilomètres, sans aucun obstacle, ponctué de 11 arrêts. Tisséo avance un gain pouvant aller jusqu'à 15 minutes sur temps de parcours pour certaines des huit lignes qui empruntent la voie.


60 millions d'euros

Construite pour désenclaver le sud-est de l'agglomération toulousaine, la LMSE aura coûté 60 millions d'euros, dont 60% ont été investis par Tisséo, qui a bénéficié d'une subvention de 800 000 euros au titre du Grenelle de l'environnement. Le reste est financé par la communauté urbaine Toulouse Métropole.

Le nouvel aménagement devrait profiter notamment aux 35 000 étudiants de l'Université Paul Sabatier et des grandes écoles aéronautiques toulousaines, ainsi qu'aux salariés des 300 entreprises implantées dans les secteurs desservis.

"Alors que le sud-est de la métropole connaît une transformation sans précédent, il est essentiel d’offrir aux habitants un maillage de transports en commun performant et attractif, reliant les centres universitaires et de recherche, les zones d’activités, les lieux de vie et de loisirs", explique Pierre Cohen, le maire PS de Toulouse et président de Tisséo.


Un triton sur les voies

Le projet initié en 2003 été plusieurs fois retardé, notamment en raison de la présence d'une espèce animale protégée, le triton marbré, sur les bords du canal du Midi. Ce qui avait conduit à modifier l'itinéraire initialement prévu pour la LMSE.

Tisséo compte étendre le principe des voies en site propre bus à d'autres axes de l'agglomération toulousaine. Six autres projets de ce type sont programmés à l'horizon 2015. Et une dizaine d'autres pourraient voir le jour d'ici 2020.

Aubin Busalb