Choisir son bus ou son autocar sur catalogue comme des vétements ou un robot ménager à La Redoute. C'est (presque) ce que propose désormais la Centrale d'achat du transport public créée fin 2011 par l'association des réseaux de transport indépendants Agir.
"Presque" parce que contrairement au vépéciste, les prix ne sont pas affichés et l'on ne peut pas choisir un véhicule en particulier mais un type de véhicule, procédure de marché public oblige. Le catalogue d'Agir référence une cinquantaine de véhicules classés par famille (standard, articulé, scolaire…).

Pour chaque famille, quatre véhicules ont été retenus par la Centrale à des tarifs négociés avec les constructeurs. La collectivité intéressée indique la famille de véhicules qu'elle souhaite acquérir, choisi les options, le niveau de garantie et du service après-vente…  Et laisse ensuite la Centrale passer pour elle un appel d'offres.
"Nous avons négocié les prix avec les constructeurs retenus dans le catalogue et nous déchargeons la collectivité de toute la procédure d'achat souvent complexe et coûteuse", explique Marc Delayer, président de la Centrale d'achat du transport public et directeur du réseau de Cholet.

 

Mutualisation

La Centrale est ouverte à toutes les collectivités, adhérente ou non d'Agir. Seule obligation, y adhérer "gratuitement". En dix-huit mois d'existence, la Centrale qui propose une vaste palette de produits (pneus, assurance, gazole…) a déjà permis d'écouler 130 véhicules. La sortie de ce catalogue devrait booster cette activité espèrent les responsables.

Avec une quarantaine d'adhérents revendiquée, c'est une association à but non lucratif, et elle se rémunère par un petit pourcentage (environ 2%) sur chaque marché, pour couvrir les frais engagés. "Au final, grâce à cette mutualisation nous proposons des véhicules 8 à 15% moins chers que le prix du marché", se félicite Marc Delayer.

Besoin d'un bus articulé à motorisation hybride, d'un autocar scolaire de 63 places, ou bien d'un midibus d'occasion ?

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Robert Viennet