Les conditions de passation d'une commande des 65 trains pour le RER A, en 2009, continuent de faire des vagues dans un climat délétère. Cette fois, c'est le syndicat SAT-RATP qui a déposé plainte contre Pierre Mongin, patron de la RATP et Gilles Carrez, député UMP et administrateurs du Stif à l'époque des faits.

L'initiative syndicale, enregistré le 19 avril 2013 au parquet de Paris et révélée par le site Mediapart, a aussitôt été contestée par les intéressés. Dans un communiqué du 23 avril 2013, la RATP et son président -accusé de "favoritisme" et d'"entente prohibée"- ont balayé ces accusations en annonçant leur intention de porter plainte pour "dénonciation calomnieuse".

Le syndicat vise d'autre part Gilles Carrez pour "prise illégale d'intérêt", en lui reprochant de ne pas avoir saisi la justice en sa qualité de  président de la commission des Finances. Le député était administrateur du Stif au moment du contrat. "Tout cela, c'est de l'agitation politique", a réagi M. Carrez sur Europe 1. Alors j'envisage de présenter une plainte pour diffamation et dénonciation calomnieuse".


La RATP porte plainte

Dans un rapport de juin 2012, la Cour des comptes avait avancé que cette commande de 65 trains (130 rames) passée en avril 2009 au groupe Alstom-Bombardier n'avait pas permis de faire jouer "ouvertement la concurrence". L'affaire avait été révélée par Le Monde en novembre 2012.


La RATP a annoncé le 26 avril qu'elle portait plainte pour dénonciation calmonieuse. La régie affirme que "la procédure d'achat et l'appel à concurrence ont été parfaitement réguliers (...) Le prix final est conforme à la qualité du produit fourni et aux références du marché pour les autres transporteurs", allègue la RATP.
 
N.A. (avec AFP)