"Un très beau résultat"

"C'est un très beau résultat d'une première lecture", a déclaré Marylise Lebranchu, en marge du débat. "Les sénateurs ont été précis, attentifs et courageux", a jugé la ministre de la réforme de l'Etat et de la Décentralisation. "Le Sénat a profondément fait évoluer le texte du gouvernement pour réaffirmer le rôle essentiel des maires, renforcer la coopération entre les collectivités et créer des métropoles", a souligné son président, Jean-Pierre Bel (PS).
Il a souhaité que la poursuite de la discussion permette de dégager un accord sur la création de la métropole de Paris. "Alors que l'on disait que le texte du gouvernement, mal ficelé, allait être rejeté, le Sénat a beaucoup travaillé et l'a simplifié en rendant de la liberté aux élus", a estimé pour sa part le président de la commission des Lois, Jean-Pierre Sueur (PS).

"Cela a bien marché", a sobrement commenté Jean-Claude Gaudin, chef de file des sénateurs UMP et maire de Marseille. Les sénateurs ont en effet voté la création de la future métropole Aix-Marseille-Provence qu'il défend, malgré la vive opposition de 109 maires sur 119 du département des Bouches-du-Rhône, toutes tendances politiques confondues

La controverse a été désamorcée par l'adoption d'un amendement du maire de Marseille prévoyant une représentation de tous les maires dans le futur conseil métropolitain. Les écologistes, traditionnellement régionalistes, se sont abstenus, alors qu'avant le débat, ils reprochaient au texte d'être "totalement décousu". "Notre priorité était le renforcement du couple région-intercommunalité, a relevé Ronan Dantec. On va dans le bon sens, mais on est encore au milieu du gué", regrette l'élu EELV

Moins d'opposition pour la création de la métropole lyonnaise portée par Michel Mercier (UDI-UC), également président du conseil général du Rhône, et Gérard Collomb (PS) sénateur-maire de Lyon. Le texte devrait être examiné par les députés à partir du 15 juillet 2013.