Transdev et Veolia Transport comptaient sur une finalisation de leur opération de fusion fin 2010. Mais dans son communiqué du 13 septembre, l'Autorité française de la concurrence saisie par Bruxelles au courant de l'été annonce qu'elle "s'attachera à déterminer, en s'appuyant sur une consultation élargie des acteurs du marché, si l'opération est de nature à porter atteinte à la concurrence notamment dans le secteur des transports urbains et interurbains de passagers".
Cet examen devrait prendre 65 jours ouvrés, ou plus "si nécessaire". Outre la France, la fusion doit aussi être autorisée aux Pays-Bas où Transdev possède Connexxion, le poids lourd des transports publics néerlandais.

Dans l'opération, la RATP doit sortir du capital de Transdev (dont elle détient 25,6%) en échange de réseaux de transport en province exploités par Transdev et Veolia (écouter l'interview du président de RATP Dev à ce sujet). L'Autorité de la concurrence a déjà donné son feu vert à cette partie du dossier.

Vendre des actifs

"Pour des opérations de fusion d'une telle ampleur, il est fréquent de demander une phase 2 plus approfondie", observe un porte-parole de l'Autorité.
Va-t-elle demander aux deux futurs mariés de se défaire de certains actifs en France afin de rééquilibrer les forces de la concurrence, comme c'est le cas en Allemagne suite au rachat d'Arriva par la Deutsche Bahn ?

Nathalie Arensonas