Déployé sur treize kilomètres (dont 60 à 70% en site propre) et doté de 39 stations, le Stanway circule sur un axe nord-sud et croise la ligne de tramway sur pneus (TVR), qui constituait jusque-là la seule ligne structurante du réseau de la ville.

Ce nouveau mode de transport, de la famille des bus à haut niveau de service (BHNS), devrait transporter 16 000 voyageurs par jour (40 000 pour le TVR). Il dessert le plateau de la Haye - quartier en renouvellement urbain -, la faculté de Lettres, la gare, le centre-ville, l’un des deux sites du centre hospitalier (le second est desservi par le TVR) et deux communes du sud de l’agglomération.

Un investissement de 70 millions d’euros qui comprend également la réalisation de deux parkings relais. "Lors du lancement, 250 places de stationnement seront disponibles, mais dans deux ans, il y en aura 800", explique Thierry Marchal, directeur général adjoint du Grand Nancy, en charge du pôle des déplacements. Pour exploiter cette ligne, la collectivité locale a acheté 24 bus Créalis Neo de 18 mètres fabriqués par Iveco Bus. "Vingt autres sont en commande. Nous les mettrons en service sur la troisième ligne structurante en 2014", précise le responsable.Un réseau rationalisé

En cette fin d'été, les Nancéiens ont également découvert un nouveau réseau urbain composé de 15 lignes au lieu de 25, mais avec un niveau d’offre constant. Il s’articule autour de quatre lignes structurantes, dont Stanway et le TVR, qui desservent 70% de la population et des emplois. Avec une fréquence de 5 à 10 minutes.Ces services sont complétés par cinq lignes principales, deux en rocade pour éviter le centre-ville et quatre lignes de maillage pour la desserte des communes périphériques.

Parallèlement, trois expérimentations seront menées pendant six à huit mois :

  • un service de transport à la demande (TAD) dans deux quartiers de Nancy,
  • un service opéré avec des minibus, mais disposant d’un niveau de service assez faible,
  • un partenariat avec des taxis locaux pour proposer aux habitants un service de taxibus. Complémentaire du TAD, il s’adresse plus particulièrement aux personnes âgées qui peuvent programmer longtemps à l’avance leur déplacement. Enfin, un service de nuit sera proposé sur deux lignes jusqu’à 2h30 les jeudi, vendredi et samedi pour les 45 000 étudiants de l’agglomération.

"Notre objectif est d’augmenter la clientèle de 16% d’ici 2018", explique Laurent Garcia, vice-président du Grand Nancy, délégué à la construction et à l’entretien des transports collectifs en site propre.

 

Christine Cabiron