La mise en application depuis l'été 2010 du décret qui introduit la généralisation des double-sens cyclables dans les zones 30 et les zones de rencontre, "affiche un bilan positif" selon le Club des villes et territoires cyclables qui appele à "poursuivre ce processus d'apaisement des voiries urbaines" et donc étendre le double-sens vélos au-delà des zones 30.


"5 bonnes raisons" d'étendre le dispositif

L'association qui prétend que la part de la voirie d'une ville potentiellement apaisable en double-sens cyclable s'élève à 90%, avance cinq "bonnes raisons" pour le généraliser comme en Allemagne, en Belgique et dans les pays scandinaves :
  • il raccourcirait les distances à parcourir et les temps de trajet.
  • il permettrait d'assurer la continuité des itinéraires d'un point à l'autre d'une ville, et d'éviter les détours inutiles. 
  • Il rétablirait une distribution juste des mobilités entre trottoir et chaussée, pour le confort de chaque usager, cycliste comme piéton. Les cyclistes restant sur la chaussée, ils ne sont pas tentés d'emprunter le trottoir.
  • La visibilité mutuelle entre cyclistes et automobilistes serait plus forte dans les rues en double-sens cyclable. Aux intersections, des panneaux de signalisation informant les véhicules de la circulation des vélos dans les deux sens.
  • Ce serait l'un des aménagements cyclables les plus faciles à mettre en œuvre par une collectivité, à moindre coût.

Quel est le danger ?

Les contre-sens cyclables sont-ils plus accidentogènes ?  A Paris où les cyclistes sont autorisés à prendre des rues en sens interdit depuis juillet 2010, la Préfecture de police est en train de mener une étude statistique pour mesurer l'impact de cette mesure sur le nombre d'accidents impliquant des vélos. Les résultats devraient être connus dans les prochains mois.
Selon les défenseurs de la petite reine, plus il y a de vélos dans les rues, moins il y a d'accidents car les automobilistes deviennent plus prudents.

Nathalie Arensonas