"Ces anomalies sont de degrés divers", a indiqué le parquet d'Evry, sans en préciser la nature. "Il faut attendre les expertises métallurgiques", qui seules pourront éventuellement permettre d'incriminer telle ou telle anomalie comme cause de ce drame qui a fait sept morts, rappelle le parquet. Plusieurs dizaines d'autres ont été blessées dans le déraillement du train Téoz reliant Paris à Limoges, le 12 juillet 2013 en gare de Brétigny-sur-Orge (Essonne).

Réalisées le 25 juillet, au lendemain de l'ouverture d'une information judiciaire pour homicides et blessures involontaires, par les juges d'instruction en charge du dossier, ces constatations se sont concentrées sur l'aiguillage originellement situé à 200 mètres de la gare, et où une éclisse, pièce d'acier de dix kilos qui maintient deux rails, s'est retournée avant de causer le déraillement du train, d'après les premiers éléments de l'enquête.

Selon le journal Le Monde, le collège de trois juges d'Evry en charge de l'instruction a demandé d'élargir leur saisine au chef de "mise en danger de la vie d'autrui" à la suite de ces constatations, ce que le parquet a refusé dans l'immédiat, sans toutefois l'exclure.

Selon une enquête interne de la SNCF et les premières investigations de la justice, le retournement d'une éclisse normalement fixée aux rails par quatre boulons constitue "l'origine mécanique" du drame. Outre l'information judiciaire pour homicides et blessures involontaires, une enquête administrative confiée au Bureau d'enquête sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT) est toujours en cours.

(AFP)