L'organisme censé fédérer l'industrie française du rail pour mieux la promouvoir à l'international et dont la création avait été décidée à l'issue des Assises du ferroviaire fin 2011, a décidément du mal à trouver son équilibre. Et à avancer.

Depuis juin, suite au départ inopiné Patrick Kron, Fer de France n'a plus de président. Ce claquage de porte serait lié à des tensions avec Guillaume Pepy, patron de la SNCF qui tardait à commander des TGV... Le côté tous unis pour la filière ferroviaire a fait long feu.

Le nouveau président doit être désigné en conseil d'administration le 24 septembre 2013. Mais selon nos informations, Jacques Gounon, le pdg d'Eurotunnel un temps candidat à la tête de Fer de France, ne le serait plus. Reste la candidature de Pierre Mongin, qui, malgré sa mise en examen le 12 septembre dans un volet du financement de la campagne éléetorale d'Edouard Balladur en 1995 va t-elle changer la donne ?  Non.
Le patron de la RATP qui a été confirmé à son poste par un conseil d'administration extraordinaire du 13 septembre, maintient sa candidature chez Fer de France. "Et cela ne pose de problème à personne", commente une source proche du dossier. 

Nathalie Arensonas