"La prise de contrôle exclusif de Transdev (ex-Veolia Transdev) par la Caisse des dépôts, qui en détenait déjà le contrôle à 50% depuis 2011 avec Veolia Environnement, nécessite le maintien des engagements pris lors de la fusion de Veolia Transport et Transdev en 2010", écrit l'Autorité dans son communiqué.
Elle estime que les risques d'atteinte à la concurrence, qu'elle avait déjà identifiés en 2010, restent d'actualité en 2013, notamment le fait que la disparition d'un acteur était de nature à affecter la concurrence au moment des appels d'offres lancés par les collectivités locales pour la gestion de leurs réseaux de transport urbain.

Lors de leur fusion en 2010, Veolia et Transdev s'étaient engagés à céder des actifs dans des départements où leur position menaçait la concurrence. C'est le cas dans le Var, le Vaucluse, l'Eure-et-Loir et le Loir-et-cher, énumère l'Autorité de la concurrence.

Début juillet 2013, Veolia Environnement et la CDC s'étaient donné jusqu'au 31 octobre pour finaliser l'accord passé en 2012 pour une prise de contrôle de Transdev par la CDC. Cet accord prévoit une prise de contrôle par la Caisse du capital de Transdev, codétenu à 50/50 jusqu'ici par les deux groupes.

Dans le même temps, Veolia Environnement doit reprendre en direct la participation de 66% de Transdev dans la compagnie maritime (SNCM), en difficulté et qui dessert l'Ile de Beauté.

N.A