Vingt exemplaires ont été remis à des "ambassadeurs-testeurs", des Bordelais qui en avaient fait la demande, pour essayer les vélos et faire donner leur avis d'ici à début 2014. Une vague de 300 Pibals (dérivé du nom de l'alevin de l'anguille qui remonte l'embouchure de la Garonne et dont raffolent les gens du Sud-Ouest) sera ensuite lâchée dans les rues.

Le Pibal en aluminium, d'un poids de 17,2 kg, est doté d'un repose-pied évoquant la patinette, d'un bon porte-bagages, et de petites astuces comme une bande réfléchissante sur les pneus jaunes, au contraste marqué avec le cadre gris.

L'idée du "Pibal"est celle d'un hybride, permettant de passer rapidement d'un mode cycliste à un mode piéton-patinette, pour s'adapter au centre-ville de Bordeaux, où cyclistes et piétons se côtoient et souvent se frôlent, décrit le maire UMP Alain Juppé.

La difficulté majeure, a expliqué Philippe Starck, a été de "réaliser une patinette, qui requiert en fait un vélo "coupé en deux", tout en gardant une rigidité, sans déborder sur le poids ou le prix (420 euros à l'achat, ndlr). Changer l'architecture d'un vélo, ça ne se fait jamais, et on comprend pourquoi", a ajouté le designer, qui a collaboré à titre grâcieux, inspiré de suggestions de Bordelais.

Peugeot a réalisé le Pibal dans son usine de Romilly-sur-Seine (Aube) "pour montrer qu'on peut toujours revisiter le concept du vélo", même si la marque, présente dans les cycles depuis 1882, attend davantage du Pibal un impact d'image que de retombée commerciale, a expliqué Sandrine Bouvier, responsable produits et communication des Cycles Peugeot.

N.A (avec AFP)