Transformée en chantier permanent pendant depuis 2010, l'ex-N7 requalifiée en route départementale en 2009 aura fait pester plus d'un automobiliste coincé dans les bouchons à Villejuif, Chevilly-Larue ou encore Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne).

Cette période "délicate" comme le résume pudiquement un élu local, sur un axe emprunté quotidiennement par 32 000 à 36 000 véhicules, débouche samedi sur la mise en service du tramway T7 et la rénovation de la RD7 de Paris à Thiais.

Trottoirs élargis, création de 4,2 kilomètres de pistes cyclables, plantation de 900 arbres dont des pins parasol "pour rendre hommage à la route des vacances": le nouvel axe "marque un meilleur partage de l'espace public entre tous les usagers alors que l'ex-Nationale 7, chantée par Trenet, était marquée par le "tout voiture" du siècle dernier", affirme le président du conseil général du Val-de-Marne, Christian Favier.

Le tramway, lui, desservira le pôle d'emplois Orly-Rungis, premier pôle économique du sud francilien, en reliant Villejuif (Val-de-Marne) à Athis-Mons (Essonne). Dix villes sont desservies par ce nouveau tramway qui suit un itinéraire de 11,2 kilomètres et compte 18 stations.
Selon la RATP, il sera synonyme de gain de temps pour les usagers en permettant d'effectuer le trajet Villejuif-Athis-Mons en une demi-heure.


3 000 voitures de moins par jour

Il devrait transporter à terme près de 30 000 voyageurs par jour, soit environ 8 millions par an. "On a des populations qui occupent ou pourront plus facilement se rendre dans ces zones en développement", estime la maire (PCF) de Villejuif, Claudine  Cordillot.

"Ces réaménagements vont permettre de retravailler beaucoup sur le tissu urbain, en permettant le développement économique et de désenclaver l'habitat populaire qui avait peut-être l'impression d'être à part dans la ville", ajoute l'élue.

Selon le conseil général du Val-de-Marne, l'impact attendu sur le trafic est environ de 3 000 conducteurs de moins par jour sur les routes. "Il y avait déjà des tramways au début du XXe siècle entre Villejuif et Belle Epine", rappelle Thierry Dubois, auteur en 2010 de l'ouvrage illustré "C'était la Nationale 7".

(avec AFP)