Baptisé "Grand Lille", ce projet prendrait la forme d'un tronçon central entre Lille et Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), qui reste à construire, et de quatre branches à aménager sur le réseau ferroviaire existant: Armentières et Roubaix-Tourcoing-Courtrai au nord, Lens et Douai-Arras au Sud.

La région estime à 1,25 milliard d'euros le coût du projet, dont 960 millions d'euros pour le tronçon central entre Lille et Hénin Beaumont, qui comprendraient la création d'une gare souterraine sous la gare SNCF  Lille-Flandres.

Des trains de type TER circuleraient sur ce réseau selon le mode de fonctionnement du RER parisien, avec des départs cadencés (un train toutes les cinq minutes en période de pointe sur le tronc central). Ils auraient une capacité de 225 passagers et une vitesse de pointe de 160 kilomètres/heure."Grand Lille" complèterait le réseau TER existant.

"Près de 50 000 voyageurs par jour sont attendus à l'horizon 2030 sur le réseau, dont 16 000 montées à la période de pointe du matin", note le conseil régional dans son projet, consulté par l'AFP.

La Région évoque à se stade "plusieurs sources de financement envisageables", parmi lesquelles la participation de l'État, des collectivités publiques et de l'Union européenne, de nouveaux péages sur les autoroutes actuellement gratuites ou encore l'utilisation "d'une partie du produit" de l'écotaxe poids-lourds.


Marseille, pourquoi pas Lille ?

"Tous les ingrédients sont là pour que le premier ministre nous entende, c'est un aspect très important", a lancé Daniel percheron, président de Nord-Pas-de-Calais, rappelant l'annonce faite début novembre 2013 par Jean-Marc Ayrault de 2,5 milliards d'euros d'investissement pour Marseille, dont 800 millions de la part de l'État, pour la gare souterraine Saint-Charles de Marseille.

La création de ce RER permettrait notamment de désengorger l'autoroute A1, fréquemment saturée à la sortie de Lille. "Les axes routiers entre Lille et le bassin minier ne présentent plus de réserves de capacité", note la Région dans son projet.
Le conseil régional a voté à l'unanimité la saisine de la commission nationale de débat public pour ce projet. Un débat public pourrait avoir lieu après les vacances d'été 2014.

(AFP)