L'écotaxe poids lourds a été suspendue le 29 octobre par le premire ministre Jean-Marc Aurault face à une forte mobilisation des agriculteurs et des routiers, qui perdure toujours malgré cette suspension sine die. Or, cette écoredevance perçue sur le trafic des poids lourds doit rapporter un milliard d'euros par an et servir à financer en partie l'Agence de financement des infrastructures de transports de France (Afitf).

"Toute disposition sera prise de manière à ce que nous puissions, en gestion, c'est-à-dire par des mesures d'économies supplémentaires, procéder au financement des infrastructures de transport de manière à ce que notre pays ne prenne pas de retard", a précisé son ministre du Budget, le 2 décembre dans le 7/9 de France Inter.

"Le gouvernement a pris une position pragmatique: on suspend, on confie au Parlement (...) le soin d'examiner, en liaison avec l'ensemble des acteurs concernés, la totalité des aspects du sujet de manière à regarder les conditions dans lesquelles nous pouvons avancer sur ce sujet pour atteindre l'objectif écologique", a relevé le ministre.
Ajoutant : "Un très grand nombre de pays européens ont cette taxe, nous n'allons pas être le seul pays de l'Union européenne négligeant ces aspects environnementaux, cette modernisation du transport".

Le ministre a souligné que "le principe de responsabilité doit prévaloir". Il s'agit de "faire en sorte que les objectifs environnementaux et de modernisation de notre transport puissent prévaloir, et le faire dans des conditions d'écoute qui permette l'apaisement du pays".

(avec AFP)