"On est parti pour ne plus s'arrêter", a affirmé à l'AFP Georges Chahine, élu CGT et membre du conseil d'administration de la RTM (Régie des transports de Marseille). Le mouvement, entamé lundi 2 décembre 2013, a été reconduit "à la  quasi-unanimité", selon le syndicaliste.
La centrale, dont l'action "porte sur les salaires, la pénibilité en fin de carrière et la suppression de deux jours de congés", dit avoir "averti la direction dès le 22 octobre". "Nous avons pris nos précautions parce que nous ne voulions pas nuire aux usagers, nous ne sommes pas des "grèvologues", a assuré M. Chahine.

"Globalement la situation n'évolue pas, la CGT campe sur ses positions et bloque les dépôts", précise de son côté la direction, évoquant "28 à 30% de grévistes parmi les chauffeurs et 8% tous métiers confondus".

Le réseau de bus était fortement perturbé mardi 3 décembre et une des deux lignes de tramway ne fonctionnait pas, alors que dans le métro le trafic était normal.

Dans un communiqué du 2 décembre, la direction avait qualifié d'"abus de minorité" l'action de la CGT. "Nous avons signé début 2013 un accord salarial, prévoyant une hausse de 3% par an sur deux ans pour les conducteurs, permettant d'espérer une paix sociale. Tous les syndicats, dont la CGT, l'avaient signé, et s'en étaient félicités", expliquait alors le directeur général de la
RTM, Pierre Reboud, qui doit faire un point presse le 4 décembre, au siège de la Régie.

(avec AFP)