Devant une station de tramway dans le 15e arrondissement où elle se présente pour les élections municipales, Anne Hidalgo a indiqué vouloir "faire ce pari des transports en commun", qui relève d'un "enjeu de santé publique" pour une moindre pollution.

"La droite parisienne et Mme Kosciusko-Morizet (candidate UMP à la mairie de Paris, ndlr) restent sur un choix de revenir à la situation antérieure à 2001, c'est-à-dire le choix de la voiture individuelle, polluante", a dénoncé devant la presse l'actuelle première adjointe au maire de Paris.

D'après elle, Nathalie Kosciusko-Morizet lorsqu'elle était ministre de l'Ecologie "a poussé la diésélisation du parc automobile français" et la droite continue de se faire "l'expression de lobbies qui sont assez archaïques par rapport à l'évolution des grandes villes".


Les voitures électriques dans les couloirs bus

La candidate socialiste veut pour sa part "continuer de faire le pari de la mobilité douce", avec davantage de véhicules électriques, non polluants, des vélos, et la création de Scootlib, des scooters électriques en libre-service. Anne Hidalgo a précisé que "les propriétaires de véhicules électriques pourront prendre les couloirs de bus et recharger gratuitement la nuit sur les  bornes installées par la Ville".

Dans le détail, pour les transports en commun, elle entend "prolonger le tramway", qui est "un transport confortable, propre, accessible à toutes les personnes, y compris à mobilité réduite", afin qu'il constitue une "boucle" autour de la capitale. Sa rivale de l'UMP était il y a quelques années opposée au tramway, a-t-elle rappelé.

Avant de prendre elle-même le tramway, accompagnée de militants pour une tournée des quartiers desservis, Anne Hidalgo a dit souhaiter aussi "l'automatisation de nouvelles lignes de métro", notamment la ligne 4, ce qui "permet de gagner en efficacité et en confort pour les voyageurs".

Yann Wehrling (MoDem), candidat sur une liste d'union UMP-centristes, juge dans un communiqué que Mme Hidalgo choisissait "la caricature pour masquer l'insuffisance de ses propositions". D'après l'ancien secrétaire national des Verts, pour Mme  Kosciusko-Morizet, "dans le centre de Paris la voiture a peu sa place" et, pour cela, "il faut restaurer l'attractivité des transports en commun et singulièrement le métro", au lieu d'"augmenter les tarifs sans accroître la régularité des lignes".

Le pic de pollution de décembre 2013 dans la capitale "signe l'échec d'une politique de déplacementd qui n'a consisté qu'à provoquer l'embolie de Paris pour dissuader les automobilistes", a-t-il attaqué, en vantant le "progrès écologique" promu par l'alliance UMP-UDI-MoDem.

(AFP)