CDG Express circulerait au rythme d'un train direct toutes les 15 minutes, de 5 heures du matin à minuit, tous les jours, avec un temps de parcours de 20 minutes. Le prix du billet serait de 24 euros. Et qui sera derrière le volant ? La RATP ? La SNCF ? Les deux ? Ou bien un autre opérateur choisi sur appel d'offres ?

L'actuel gouvernement n'envisagerait pas forcément d'appel d'offres pour l'exploitation de la future desserte de l'aéroport : "Ça dépend de la décision du Parlement européen sur le sujet de la concurrence et de toutes les façons, on n'en est pas encore là", balaie le ministère. La RATP et la SNCF y sont déjà : "J'ai proposé une coopération 50/50 à la SNCF qui légalement, est le seul opérateur. Nous créerions une entité commune pour gérer ensemble cette nouvelle ligne", expliquait le même jour Pierre Mongin, patron de la RATP, lors d'une rencontre avec la presse au siège de la Régie.


L'avion pour financer CDG Express

L'alliance de RFF et d'ADP lève-t-elle les inconnues financières autour de ce projet estimé entre 1,7 et 1,9 milliard d'euros ? "Il reste des questions sur le plan technique et financière", admettent les conseillers de Frédéric Cuvillier qui évaluent le taux de rentabilité interne à seulement 6%. Autant dire, "assez bas", admettent-ils. Même avec un billet à 24 euros.

"Pour augmenter la rentabilité, il faudra compléter avec d'autres ressources", et c'est du côté d'une taxe sur les billets d'avion (le montant d'1 euro précédemment évoqué n'est pas validé) et/ou sur les parkings autour de l'aéroport de Roissy que semble se tourner le gouvernement. La taxe sur les billets aériens rapporterait 400 millions d'euros mais elle ne serait instaurée qu'après la mise en service de la liaison, pour rembourser les emprunts nécessaires.

En attendant CDG Express, pour savoir comment aller prendre votre avion à Roissy car il y en a encore pour quelques années...

Nathalie Arensonas