"Oui à l'écotaxe pour relancer le système de transport français", proclame un communiqué du 24 janvier signé par cinq organisations professionnelles représentant les "entreprises de l'écomobilité" (1).

Le report de l'écotaxe hypothèque fortement les solutions de transports alternatives au tout routier et le système de transport français, selon ces acteurs économiques. Rappelant que l'écotaxe, issue du Grenelle de l'environnement, a pour objectif de financer l'entretien et la création de nouvelles infrastructures de transport.

Ce nouveau report d'une mesure qui aurait du être mise en œuvre en 2012 s'ajoute à plusieurs mauvais signaux envoyés ces derniers temps à ces entreprises qui réalisent un chiffre d'affaires annuel de 40 milliards d'euros, estiment-t-elles dans leur communiqué :

  • Depuis le 1er janvier 2014, leurs entreprises sont confrontées à une hausse de la TVA;
  • Les perspectives d'investissement pour le rail sont lourdement pénalisées par l'annulation du versement à RFF de 135 millions d'euros de compensation dû par l'Etat au titre des péages fret
  • Les Voies navigables de France (VNF) ne peuvent plus financer le programme de régénération et de développement du réseau, et n'ont pas pu ni fixer, ni voter leur budget 2014 puisque l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf) ne sera pas en mesure de lui verser en année pleine les 60 millions d'euros annoncés.
  • l'équilibre économique, voire l'existence du transport maritime à courte distance, est menacée par les réglementations et les charges.
  • Le transport combiné se trouve amputé d'une partie des financements de soutien au report modal.

Robert Viennet

(1) L'Union des transports publics et ferroviaires (UTP) qui regroupe les entreprises de transport public  ; Armateurs de France ; BP 2S qui promeut le transport maritime à courte distance ; le GNTC, organisation professionnelle des acteurs du transport combiné ; Transporteurs Fluviaux de France (TFF).