La DB est pour l’instant présente en France à travers sa filiale de fret ferroviaire Euro crago rail (ECR) ? Quel bilan en tirez-vous ?

Un bilan positif car après quelques années de travail, nous avons réussi à faire d’ECR une entreprise rentable sur le marché français. Cela a été très difficile d’y parvenir. Nous avons réalisé un investissement important en achetant 200 locomotives, chacune coûtant entre trois et cinq millions d’euros. S’y ajoutent 2 000 wagons en location. ECR qui emploie un millier de personnes gagne de l’argent depuis 2011. L’ouverture du marché s’est bien passée, plus vite que prévu et même plus vite qu’en Allemagne où les nouveaux entrants possèdent 25% du marché ferroviaire. En France, il n’a fallu que dix ans aux nouveaux entrants pour prendre 25% du trafic.

 

Malgré tout, est-ce difficile de faire du fret ferroviaire en France ?

En ce moment, c’est difficile partout en Europe car les marchés sont très disputés. La concurrence est très forte entre les différents modes de transport : le camion est un concurrent particulièrement agressif. Certains transporteurs emploient des conducteurs des pays de l’Est en les payant parfois en dessous de dix euros de l’heure. C’est donc très difficile pour le rail de se défendre mais il faut veiller à rester compétitif. Le groupe DB qui gagnait de l’argent dans le fret est retombé dans le rouge. Cela nous a conduit à faire des efforts internes, aussi bien dans notre organisation en Allemagne que sur nos activités internationales. Nous avons par exemple regroupé nos activités européennes, nous les avons organisés de façon plus efficace pour être en position de pratiquer des prix compétitifs face à la route.


En France, le trafic international de voyageurs est ouvert depuis 2010. Pourquoi la DB ne s'est-elle pas encore lancée ?

C'est un secteur très difficile. Il y a d’abord le coût du matériel roulant.... Lire l'intégralité de cette interview dans le prochain numéro de Transport Public à paraître mi-février.

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Propos recueillis par Marc Fressoz