A la demande du gouvernement, la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV) a commencé le 17 avril à recenser les cars et chauffeurs disponibles pour venir en aide aux voyageurs bloqués à cause du nuage de cendres du volcan Eyjafjöll et la fermeture des aéroports.

"Le ministère des Transports nous a demandé de mobiliser nos entreprises pour pouvoir répondre aux demandes des tour-opérateurs et des aéroports", explique Serge Montagne, directeur des affaires générales de la FNTV. "Nos entreprises recensent matériels et hommes susceptibles d'intervenir dans le cadre d'un plan d'urgence que le gouvernement mettrait en place pour répondre aux besoins des aéroports et des tour-opérateurs pour prendre en charge des touristes bloqués à cause du nuage de cendres du volcan islandais", ajoute-t-il.

La FNTV a participé le 17 avril après-midi à la réunion de travail organisée au secrétariat d'Etat aux Transports avec les compagnies aériennes et les voyagistes. Serge Montagne a fait valoir à ce propos que si la réglementation sur le temps de travail était allégée pendant la durée de cet évènement exceptionnel, le nombre de chauffeurs mobilisables serait plus important, "sans nuire à la sécurité".

Moins de repos pour les chauffeurs


"Le repos hebdomadaire des chauffeurs, qui est de 45 heures, pourrait être exceptionnellement ramené à 24 ou 36 heures, tout en restant dans des normes de sécurité convenables", a-t-il dit, notant toutefois que "seul le gouvernement peut en décider".
"Il n'est pas question de mettre sur la route des conducteurs qui n'auraient pas un repos permettant d'assurer une totale sécurité. Il ne s'agit pas d'allonger le temps de travail hebdomadaire des conducteurs, ni leur temps de conduite, très réglementés, mais de diminuer le repos hebdomadaire, sinon demain on n'aura quasiment pas de conducteurs qui pourront rouler", avertit-il.

Le gouvernement étudie comment faire revenir un certain nombre de voyageurs bloqués par la fermeture des aéroports et désireux de rentrer en France par autocars ou par le train.

(avec AFP)