Un mois après le rapport d'étape et les recommandations du BEA- TT sur les causes probables de l'accident de Brétigny (sept morts le 12 juillet 2013), la SNCF et Réseau ferré de France (RFF) prennent une nouvelle série de mesures dans le cadre de leur plan Vigirail.

Première mesure : la compagnie ferroviaire va faire appel en mars 2014 à un cabinet d'expertise externe pour compléter sa propre expertise sur les assemblages boulonnés. Rappelons que l'origine de l'accident est, , selon le BEA-TT, un boulon décapité, non détecté lors des tournées de maintenance. Le BEA-TT a notamment souligné que l'inspection des boulons n'est pas dans "la culture collective" de la SNCF.

Pour avoir un regard extérieur sur ses pratiques, la SNCF a commandité un cabinet d'expertise externe qui devra  "formuler des préconisations techniques en termes de conception et/ou de maintenance". Cette mesure devient l'action numéro 7 du plan Vigirail censé renforcer la sécurité des aiguillages et des voies.

Deuxième mesure : étudier les pratiques d'entretien d'autres opérateurs ferroviaires européens, et s'en inspirer. C'est la deuxième recommandation du BEA-TT qui demande une clarification et un renforcement des règles de contrôle pour détecter les anomalies sur la boulonnerie.

Troisième mesure : "espacement réduits de certaines tournées de surveillance et une appréciation accélérée de l'opportunité de renouvellement", peut-on lire dans le communiqué peu explicite de la SNCF. Autrement dit, des tournées plus fréquentes et des décisions rapides si le renouvellement d'appareils de voie s'avère nécessaire.