Les habitants de l'Est des Yvelines peuvent être rassurés. La très attendue ligne Tangentielle Ouest (TGO), qui doit relier les gares RER de Saint-Germain-en-Laye , Saint-Cyr et Achères, va pouvoir entrer en phase opérationnelle.

Le préfet du département a signé, le 3 février, la déclaration d’utilité publique concernant la première phase de ce projet, c'est-à-dire la liaison entre Saint-Cyr RER C et Saint-Germain-en-Laye RER A. Il s'agit de la phase la plus importante, qui permettra aux Yvelinois de se rendre plus rapidement à Paris. Les premiers travaux débuteront en 2016 avec une mise en service attendue pour 2018.

"C’est une décision qui fait entrer ce projet utile pour le département des Yvelines dans sa phase de concrétisation", se félicite Alain Schmitz, président du conseil général. "Cette déclaration va permettre le lancement des premières procédures d’acquisitions foncières dès cette année."

Près de dix millions de voyageurs attendus en 2019

Le projet TGO vise à répondre aux besoins de déplacements nord/sud dans le département des Yvelines. La courte ligne ferroviaire actuelle est assez peu utilisée car peu pratique. Elle relie Noisy-le-Roi à Saint-Germain Grande Couronne, sans connexion directe avec une ligne RER. Pour se rendre à Paris, il faut donc passer par Saint-Nom-la-Bretèche et prendre la ligne L vers la gare Saint-Lazare. Ce trajet peut prendre jusqu'à une heure et demie. Bon nombre d'habitants de la plaine de Versailles se résignent donc à utiliser leur voiture pour se rendre à la capitale, via l'autoroute A13, congestionnée quasiment tous les matins.

Concrètement, la Tangentielle Ouest reliera dès 2018 la gare RER C de Saint-Cyr à celle du RER A de Saint-Germain-en-Laye. Un autre prolongement de ligne est également prévu en 2019 afin de connecter la gare d'Achère-Ville RER. Lorsqu'elle sera totalement opérationnelle, la Tangentielle Ouest devra permettre de transporter 9 à 10 millions de voyageurs par an entre Saint-Cyr et Achères.

Le coût du projet est évalué à environ 220 millions d'euros pour la phase 1 et 135 millions pour la phase 2. Le financement est assuré par le Conseil général des Yvelines, l'Etat et la Région Île-de-France. Le matériel roulant, de type tram-train et le coût d’exploitation sont financés par le Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif).Christophe Guillemin