"Cet épisode de pollution est très sérieux et je fais confiance aux pouvoirs publics pour apporter les réponses qui s'imposent; nous serons prêts à assurer la gratuité des transports publics si des mesures de restriction exceptionnelles étaient mises en place", a affirmé Jean-Paul Huchon, président socialiste de la Région, dans un communiqué du 14 mars.

Pour "des raisons de santé publique", M. Huchon "demande au Préfet de Police de Paris de prendre les mesures nécessaires concernant la restriction du trafic des véhicules les plus polluants en Ile-de-France".

La Préfecture de police a déjà ordonné la baisse des vitesses automobiles maximales autorisées et la mise en place d'itinéraires de contournement pour les poids lourds. Elle demande également aux Franciliens de différer leur déplacement en véhicules et d'emprunter les réseaux de transport en commun, lesquels sont gratuits depuis vendredi 14 mars.
Jean-Paul Huchon, président de la région et du Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif) estime le coût de la gratuité dans les transports à 4 millions d'euros par jour, dont 2,5 millions sur le réseau RATP, le reste pour le réseau SNCF Transilien et les bus du réseau Optile.

D'autres mesures encore plus coercitives ont être prises par le gouvernement dimanche 16 mars avec la circulation automobile alternée pour limiter les émissions de particules dangereuses. La mairie de Paris a annoncé la gratuité d'Autolib' pour les abonnés du service, et de Velib' pour tous, à compter de jeudi 13 mars, "et pour toute la durée de l'épisode de pollution".

Grenoble et Lyon, Caen, Rouen, Grenoble, Le Mans, Tours, Reims, Lyon et Bordeaux avaient pris la même mesure de gratuité pour le week-end du 15 et 16 mars.

N.A.