Le 19 janvier 2014, lors de la signature du 200e emploi d'avenir, signé en présence du ministre du Travail Michel Sapin, Pierre Mongin s'était dit prêt à aller plus loin que les 400 emplois d'avenir prévus dans la convention avec l'Etat.

Pierre Mongin a profité de la présentation de ses résultats annuels, le 17 mars 2014, pour annoncer que 100 "emplois d'avenir" supplémentaires seraient recrutés par la Régie.

Le groupe RATP embauche chaque année 5000 salariés dont 3 000 pour la seule Ile-de-France. Sur ces 3 000 recrutements, 1 000 sont des emplois aidés (contrats de professionnalisation, contrats d'accompagnement dans l'emploi et emplois d'avenir). Une politique d'insertion des jeunes qui est "inscrite dans l'ADN de la RATP", aime à dire Pierre Mongin.

Cela se révèle plutôt efficace. Dans une interview au mensuel Transport Public de mars 2014, Paul Peny DRH du groupe explique que son objectif est de transformer 85% de ces emplois d'avenir en embauches définitive après les deux ans de formation prévus dans le dispositif : "L'expérience nous montre qu'en faisant ce qu'il faut et en y mettant le prix en matière de formation les jeunes que nous recrutons en emplois aidés se transforment pour la plupart en emplois pérennes et statutaires".

"Y mettre le prix en matière de formation", c'est pour la RATP y consacrer 7% de la masse salariale au lieu de 1,6% d'obligation légale. Mais cet effort en matière de formation n'est pas dû aux seuls emplois aidés. Pour Paul Peny c'est parce que la RATP y consacre depuis longtemps un effort important et qu'elle a développé des structures en interne qu'elle a pu ainsi accueillir autant d'emplois aidés. Un quart de cet effort porte sur la formation initiale le reste entrant dans le cadre de la formation continue.

Robert Viennet