"La pollution n’est pas de la rhétorique (...) et face à la pollution, les Français sont incités à les utiliser parce qu’ils sont des modes de déplacement durable. Il est donc indispensable de les développer. Pourtant, les mesures récentes : hausse de la TVA, suspension de l’écotaxe (elle devait alimenter l'Agence de financement des infrastructures de transport à hauteur de 800 millions d’euros par an, NDLR), report des décisions pour le 3eme appel à projets de mobilité durable, ne favorisent pas leur essor".

Après cinq jours consécutifs de pollution, la gratuité dans les transports collectifs en Ile-de-France et dans plusieurs villes françaises, l'Union des transports publics dénonce certaines incohérences des pouvoirs publics.

"Principale raison de cette pollution ? Le trafic automobile et notamment celui des véhicules diesel en ville. Une voiture émet 35 fois plus de CO2 qu’un métro ou un tramway et deux fois plus qu’un bus", insiste la fédération des transporteurs publics qui a calculé les coûts externes de la pollution automobile : 27 millions d'euros pour les problèmes de santé publique, près 24 milliards par an pour les accidents, près de 33 milliards pour la congestion, selon ses chiffres.

TVA à 10%

"Chaque année, ces nuisances représentent près de 106 milliards d’euros, soit 5,2 % du PIB de la France (...) qui s’expose à payer une amende de plusieurs dizaines de millions d'euros en raison de dépassements trop fréquents des valeurs limites fixées par l’Union européenne", insiste l'UTP dans son communiqué.

Elle dénonce aussi le taux de TVA des transports du quotidien passé de 5,5% à 10% au 1er janvier 2014. Le syndicat demande au gouvernement que "la mission d’information parlementaire et les prochaines Assises de la fiscalité, aborde la question du financement des infrastructures nécessaires au développement des transports publics de voyageurs et du fret ferroviaire".

N.A.