Le futur RER transfrontalier entre Annemasse (Haute-Savoie) et Genève est le "fruit d'un travail entamé il y a de nombreuses années pour s'accorder sur les conditions de réalisation et d'exploitation de cette nouvelle infrastructure", expose le ministère français des Transports dans un communiqué.

La SNCF et les chemins de fer suisses CFF avaient signé en octobre 2013 une lettre d'intention, fixant à décembre 2017 la mise en service de ce réseau de RER transfrontalier. Aujourd'hui, les travailleurs transfrontaliers viennent surtout en voiture à Genève, faute d'une offre de transports publics suffisante. Moins de 16% d'entre eux utilisent les transports en commun pour faire ce trajet.

Le coût total de la ligne baptisée CEVA (Cornavin-Eaux-Vives-Annemasse) s'élève à 1,5 milliard d'euros dont 234 millions pour la partie française. Pour environ 16 kilomètres de ligne, dont 1,8 km côté français. Ce sont les Ateliers Jean Nouvel qui sont à l'œuvre pour l'architecture des cinq gares (anciennes et nouvelles) le long de cette future liaison transfrontalière à horaires cadencée.

Plus de 40 000 passagers quotidiens transfrontaliers y sont attendus, avec un temps de trajet entre Annemasse et Genève-Cornavin estimé à 20 minutes. Actuellement la même liaison existe en autocar (20 minutes pour les directs) ou bien, en TER avec une correspondance (1h15).

Les travaux de creusement du tunnel et de la ligne du CEVA ont démarré en Suisse en novembre 2011, plus de 100 ans après le lancement officiel en 1912 d'un projet de ligne entre les deux agglomérations alpines. En France, les travaux doivent démarrer début 2015, avec l'objectif d'une mise en service de part et d'autre de la frontière fin 2017.

N.A.