C'est la troisième année consécutive que les transports dans plusieurs villes de la région Pays de la Loire voient leur fréquentation progresser de plus de 4% (+ 4,5% en 2012, + 4,1% en 2011), renouant ainsi avec les années fastes des années 2003-2008.

C'est Saint-Nazaire qui a connu la plus forte augmentation avec + 15,7% (de 6 millions à 6,8 millions de voyages par an), suivie par Angers (+ 7,5% et 32 millions de voy/an) et Nantes (+ 4,5% et 126 millions de voy/an), indique une étude de la Direction régionale de l'environnement de l'Aménagement et du Logement (Dreal).

Selon la Dreal, cette croissance s'explique par l'amélioration de la qualité de l'offre de transport. Nantes (582 000 hab) a mis en service en 2013 trois nouvelles lignes de bus structurantes: les Chronobus. A Saint-Nazaire (147 000 hab), c'est la montée en puissance d'Hélyce, une ligne de bus à haut niveau de service (BHNS) de neuf kilomètres, inaugurée en décembre 2012, qui a été le moteur de la croissance du réseau. A Angers (264 000 hab), la ligne de tramway lancée en 2011 et qui représente un quart de la fréquentation totale du réseau a encore progressé de 3,9% en 2013. Mais c'est le réseau de bus, restructuré autour de cette ligne forte, qui a connu la plus forte hausse de fréquentation (+ 8,8%).

Les TCSP moteurs du développement

L'analyse de la Dreal montre bien qu'aujourd'hui, les lignes en site propre sont le moteur du développement des transports collectifs. En Pays de la Loire, elles ne représentent que 83 kilomètres (70 km de tram, 13 km de BHNS), sur une offre globale de 3 500 km, mais elles totalisent la moitié des 200 millions de voyages effectués par an dans l'ensemble de ces réseaux.

A Nantes, les trois lignes de tramway captent 56%du trafic. Au Mans (202 000 hab) la fréquentation n'a augmenté que de 1,1% en 2013, à cause des travaux de raccordement de la deuxième ligne de tramway qui ont perturbé le réseau pendant l'été.

Sur les huit réseaux des Pays de la Loire, seuls deux ont vu le trafic reculer : celui de Saumur (65 000 hab) avec un repli de 3% après une diminution de 4,3% en 2012, et celui de la Roche-sur-Yon (91 000 hab) à - 3,2% après six années de hausse continue. Pour  la Roche-sur-Yon l'explication réside dans la grève de quatre semaines qui a fortement perturbé le trafic en novembre 2013 (85 000 voyages en moins sur un total de 2,4 millions). A Saumur le faible niveau de fréquentation (1,5 millions de voyageurs dont 2/3 de scolaires) est du au caractère très rurale des communes de l'agglomération.

A Cholet (80 000 hab) en revanche, la fréquentation a augmenté (+ 1,2 %) pour la onzième année consécutive, ce qui en fait sur une longue période le réseau le plus dynamique de la région (+ 77% en dix ans). Une performance que tutoie le réseau de Laval (100 000 hab) qui en 2013 a connu sa dixième année consécutive de hausse (+4%). Cette performance le situe en deuxième position des réseaux français de taille équivalente. 

Robert Viennet