Pas de tramway-train mais une nouvelle liaison routière du nord à l'ouest de l'île de la Réunion, sur 40 km. C'est la conséquence de l'élection de l'UMP Didier Robert, aux régionales de mars 2010. Le nouvel élu a enterré définitivement le projet de tram-train défendu par son prédécesseur, Paul Vergès (PCR).

La participation de l'Etat à cette route du littoral s'élèvera à 870 millions d'euros sur un montant total de 2,2 milliards d'euros, contre 829 millions prévus dans le protocole validé en 2007 par le précédent gouvernement de Dominique de Villepin et Paul Vergès.

L'accord signé le 14 octobre 210 par Didier Robert et le premier ministre prévoit notamment la construction d'une nouvelle route du littoral à six voies sur 12 km, dont les travaux devraient commencer en 2013 pour un coût total de 1,6 milliard d'euros.
La convention prévoit aussi l'amélioration du réseau de transports collectifs pour 250 millions d'euros (un projet de Bus à haut niveau de service -BHNS- serait dans les tuyaux) et la modernisation des deux aéroports de l'île.


Effort important de l'Etat

François Fillon a insisté sur "l'important de l'effort que l'Etat consent" dans "le contexte actuel de nos finances publiques"."En près de trois ans, pas un euro du protocole de Matignon initial n'a été injecté dans la commande publique et n'est allé vers les entreprises réunionnaises. Il faut donc agir rapidement et maintenant", a ajouté le premier ministre.

Un millier de professionnels du BTP, inquiets de l'abandon du tram-train, avaient défilé début septembre 2010 à Saint-Denis de La Réunion pour réclamer des mesures de relance du secteur.


N.A